MISE EN ŒUVRE DU PROJET PARIIS : LA CPF ET SES UNFEDERATIONS MEMBRES FONT UNE LECTURE PAYSANNE DE L'IMPACT DU PROJET SUR LES CONDITIONS DE VIE DES EAF

Du 26 au 29 novembre 2023, la Confédération paysanne du Faso organise un atelier national d’auto-évaluation du Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (PARIIS). Il est financé par la Banque Mondiale et intervient dans les six États de la zone du Sahel du CILSS ainsi que dans les organisations régionales impliquées dans la mise en œuvre des politiques agricoles et connexes. L’implication des OP se fait à travers les plateformes nationales suite à une convention signée entre le ROPPA et le CILSS. Ont pris part à cet atelier, 23 participants dont 5 femmes.
L’objectif est de promouvoir le développement d’une agriculture irriguée durable, adaptée au milieu, compétitive et inclusive
Au Burkina Faso, il est mis en œuvre par la Confédération Paysanne du Faso à travers des sessions de sensibilisations, d’information et de mobilisation des producteurs à la base autour de la définition et la mise à échelle des solutions d’irrigation.
L’atelier national d’auto-évaluation a permis de faire une lecture interne paysanne et repéré des acquis, défis et perspectives issus du rôle qu’ont joué les OP dans la mise en œuvre du PARIIS. Cette lecture a permis d’avoir des données en termes de pertinence, l’efficacité et la durabilité du projet. Les acquis, limites, défis et perspectives ont également été traités par types d’aménagement. A savoir : (i) les aménagements de bas-fonds et décrue contrôlée, (ii) la petite irrigation individuelle privée (iii) l’irrigation communautaire (iv) la grande irrigation publique et (v) l’irrigation à travers le partenariat public-privé (PPP).
Des échanges, il est ressorti que le problème d’eau est crucial pour les producteurs par conséquent une initiative permettant la disponibilité et la gestion de l’eau est très pertinente. En ce qui concerne l’implication des OP, on note qu’elle est faite à travers le ROPPA et non l’Unité de gestion du PARIIS au niveau national.
En somme, l’atelier a permis de relever les acquis ou forces notamment la disponibilité des terres aménageables, les négociations foncières avec l’implication des acteurs (producteurs services techniques déconcentrés et les collectivité territoriales), la dotation des bénéficiaires en fonds de roulement (engrais pesticides).
Pour ce qui concerne les suggestions, il est ressorti la subvention du matériel d’irrigation (motopompe tuyau, grillage, plan d’irrigation), le renforcement des capacités des bénéficiaires sur la technique de la petite d’irrigation, l’accompagnement des nouveaux périmètres aménagés en fonds de roulement, la vulgarisation de l’aménagement communautaire, l’uniformisation de la gestion des grands aménagements et l’implication des producteurs dans tout le processus d’aménagement etc….

En termes de limites, nous avons le faible respect des cahiers de charges et du calendrier cultural, la location des parcelles par certains bénéficiaires, la mauvaise gestion des terres aménagées, la non implication des producteurs dans la distribution des terres aménagées, l’insuffisance des quantités d’eau mobilisées dans les aménagements du type 2 (petite irrigation), le coût très élevé des équipements et matériel d’irrigation. etc ….