La cérémonie d’ouverture, présidée par le gouverneur de la région du Yaadga, Thomas Yamba, représenté par son conseiller technique a réuni les autorités administratives, les organisations paysannes, les partenaires techniques et financiers ainsi que d’autres acteurs du développement rural. Cette rencontre fait suite aux éditions organisées à Koudougou en 2023 et à Ziniaré en 2024.
À travers cette journée, la CPF entend renforcer le dialogue entre les acteurs territoriaux afin que l’agroécologie trouve une place effective dans les politiques et les plans locaux de développement. Au cœur des échanges : la préservation des ressources naturelles, l’adaptation aux changements climatiques et la contribution à la souveraineté alimentaire.
LA CPF APPELLE À DES ENGAGEMENTS CONCRETS
Dans son mot de bienvenue, le président du conseil d'Administration de la CPF, Laurent DOMBOUE a rappelé la nécessité de dépasser les discours pour faire de l’agroécologie une véritable orientation des politiques agricoles locales. L’enjeu est de créer les conditions permettant aux producteurs et productrices de développer des pratiques durables, adaptées aux réalités de leurs territoires.
Le representant du Gouverneur du Yaadga a, pour sa part, souligné l’importance de concilier l’augmentation de la production agricole avec la préservation des ressources naturelles. Il a invité les collectivités territoriales, les services techniques et les organisations paysannes à œuvrer ensemble pour une meilleure prise en compte de l’agroécologie dans les plans et programmes de développement local.
LES PRODUCTEURS AU CŒUR DE LA TRANSITION AGROÉCOLOGIQUE
Prenant la parole au nom des partenaires, le représentant de Humundi a insisté sur la nécessité de mettre en place des politiques locales favorables à la transition agroécologique. Il a également rappelé l’importance d’associer les producteurs et productrices à la définition des priorités locales, afin que les décisions répondent davantage à leurs besoins et aux réalités du terrain.
De son côté, le président de la Fédération nationale des groupements Naam (FNGN), parrain de la cérémonie, a réaffirmé l’engagement de son organisation en faveur des pratiques agricoles durables. Il a notamment évoqué des techniques éprouvées telles que le zaï, les cordons pierreux, l’utilisation de la fumure organique et la régénération naturelle assistée. Il a également mis en avant les initiatives de valorisation des semences locales, portées notamment par la coopérative Viim Baoré.
Ces différentes interventions convergent vers une même exigence : faire de l’agroécologie une priorité partagée, soutenue par des politiques adaptées, des investissements conséquents et une implication réelle des acteurs locaux.
DES ÉCHANGES AUX SOLUTIONS CONCRÈTES
Les travaux de cette journée sont consacrés à des communications et à des panels sur les stratégies nationales en matière d’agroécologie, les politiques agricoles en cours et les mécanismes d’intégration de l’agroécologie dans les plans communaux et régionaux de développement. L’objectif est de dégager des recommandations susceptibles de renforcer l’action des collectivités territoriales et des organisations paysannes.
En marge des échanges, une exposition-vente met en lumière les savoir-faire des producteurs et productrices à travers des produits agroécologiques, des semences locales, des fertilisants organiques, des biopesticides et des produits transformés. Des dégustations de mets locaux sont également proposées. L’exposition se poursuit jusqu’au 31 octobre 2026.
La CPF exprime sa reconnaissance à l’ensemble des partenaires qui accompagnent cette initiative, notamment Humundi, Oxfam, RESI-2P, le ROPPA, le CNABio et le SPONG, pour leur contribution à la promotion de systèmes agricoles durables.
Au-delà de la cérémonie, cette journée constitue une invitation à transformer les engagements en actions concrètes pour des territoires plus résilients, une agriculture durable et une souveraineté alimentaire renforcée au Burkina Faso.