, et placée sous la présidence du Ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, cette rencontre a réuni une cinquantaine de participants issus de l’administration publique, du secteur privé, d’institutions internationales, d’ONG, d’associations et d’organisations paysannes.
L’objectif de cette conférence était de créer un cadre de concertation et d’analyse stratégique afin de définir les modalités d’organisation et de structuration des acteurs autour de la mobilisation efficace et durable des financements climat, notamment le Fonds Pertes et Préjudices.
Au cours des deux journées de travaux, plusieurs communications ont été présentées. Elles ont porté sur les conclusions de la COP29, l’état des lieux et les perspectives du Fonds pertes et préjudices, le rôle du Réseau de Santiago dans le renforcement des capacités des acteurs, ainsi que l’expérience innovante du projet Communities in Charge mener au Kenya. La Coalition internationale des jeunes sur les pertes et préjudices a également partagé son expérience, mettant en lumière la nécessité d’une implication accrue de la jeunesse dans les négociations et la mobilisation des financements.
Un panel de haut niveau a permis d’approfondir les réflexions sur les mécanismes d’alerte et de communication avec le Conseil du Fonds P&P. Les débats ont relevé des défis majeurs tels que l’insuffisance des financements au regard des besoins, la faible implication des jeunes, le manque de synergie entre acteurs et le déficit de communication autour du Fonds.
Les travaux en commissions ont permis d’élaborer une feuille de route nationale participative. Celle-ci recommande notamment l’élaboration d’une stratégie nationale claire sur les pertes et préjudices, la mise en place d’une structure fédératrice multi-acteurs, la pérennisation des cadres de concertation des organisations paysannes et de la société civile, ainsi que l’intégration de quotas de jeunes dans les instances de négociation et de décision.
Parmi les actions prioritaires retenues figurent le développement d’outils de collecte et d’analyse des données climatiques, le renforcement des capacités des acteurs nationaux et le plaidoyer pour que les financements du Fonds Pertes et Préjudices soient octroyés sous forme de dons et non de prêts.
La conférence s’est achevée dans une atmosphère constructive et consensuelle, avec un engagement fort des parties prenantes à œuvrer ensemble pour faire du Fonds Pertes et Préjudices un levier efficace de résilience face aux changements climatiques.