La Confédération paysanne du Faso fait le bilan de ses programmes mentoring


La Confédération Paysanne du Faso ‘CPF) a organisé un atelier les 3 et 4 décembre 2020 à Ouagadougou. Cet atelier avait pour objectif de faire le bilan de ses programmes mentoring 2017-2019.


Investir dans la formation et l’installation des jeunes ruraux ainsi que des femmes rurales est un défi à relever par la CPF pour (i) préparer la relève dans les exploitations agricoles par les jeunes et dans les fonctions de responsabilités des organisations collectives de production et syndicales (ii) préparer les femmes paysannes afin qu’elles ne soient pas confinées dans des fonctions de ménagères, de productrices, de transformatrices etc. mais qu’elles occupent des responsabilités au sein de la profession pour défendre leurs intérêts (iii) faciliter la transmission de la culture associative et organisationnelle aux nouvelles générations de responsables ainsi que les valeurs, les principes, l’histoire et l’identité du mouvement paysan.

C’est ainsi que dans son plan stratégique 2015-2020, l’objectif 3 vise à « Faire de la formation professionnelle des jeunes ruraux / des femmes rurales et de leur insertion professionnelle, une source de renforcement de la profession agricole et de réduction de la pauvreté en milieu rural ».
Pour relever ce défi, la Confédération paysanne du Faso et ses partenaires ont mis en œuvre des programmes mentoring impliquant des jeunes/mentorés et des leaders mentors issus des unions et fédérations membres. Ceci, pour faire de la formation professionnelle des jeunes ruraux, des femmes rurales et de leur insertion professionnelle, une source de renforcement de la profession agricole et de réduction de la pauvreté en milieu rural une réalité.
Ces programmes ont ainsi pour but de préparer la relève dans les exploitations agricoles par des jeunes et dans les fonctions de responsabilités des organisations collectives syndicales et de production. De préparer également les femmes afin qu’elles ne soient plus confinées à des fonctions de ménagères, de productrices, de transformatrices. mais qu’elles occupent des responsabilités au sein des organisations paysannes. Outre ces attentes, pour le Secrétaire permanent de la CPF, Issoufou PORGO, ces programmes ont pour but de faciliter la transmission de la culture associative et organisationnelle aux nouvelles générations. De 2017 à 2019, le programme a pu mobiliser 46 jeunes mentorés et 34 leaders mentors.
Aussi, pour lui après trois (3) ans de mise en œuvre, il est nécessaire de faire un bilan de la mise en œuvre, tirer les leçons envisager sereinement la mise en œuvre d’autres programmes.
Pour Laurent DOMBOUE, membre du Conseil d’administration de la Confédération paysanne du Faso, si le programme n’existait pas, il fallait le créer, car les résultats montrent qu’il a véritablement boosté les productions et a impacté sur les comportements des acteurs. Aussi a-t-il souhaité que les écueils qui se présentent sur le terrain soient transmis aux équipes techniques pour un réaménagement du programme pour le conduire à bon port.
C’était le lieu de reconnaitre l’engagement et les mérites des mentors qui ont consacré du temps à la mise en œuvre des programmes. Des certificats de reconnaissance ont été alors décernés à ces leaders paysannes et paysans.

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